Scandale récent concernant le laboratoire S...
La mis en évidence l’implication des laboratoires pharmaceutiques dans les pratiques de santé. Le pire existe aussi en psychiatrie, où sous couvert de « bonnes pratiques », on met en œuvre des pratiques uniformes, déterminées par la « pharmaciérisation » de la santé.
Les laboratoires ont participé au démantèlement de la riche clinique psychiatrique française au profit d’une nomenclature américaine insipide. On a supprimé ainsi névrose hystérique et névrose d’angoisse dans des commissions où des psychiatres étaient salariés des laboratoires pharmaceutiques.
Le pire concerne les dépressions. On parle désormais d’anxio-dépressifs qui bien évidemment sont traités par des anxiolytiques et des antidépresseurs. 50% des personnes étiquetées dépressives ou anxio-dépressives ne le sont pas. Un entretien clinique sérieux et indépendant montre qu’elles présentent plutôt une névrose hystérique ou une névrose d’angoisse. L’hystérie prend le masque de son époque, paralysée à la fin du 19ème, balafrée de l’estomac dans les années 50, dépressive aujourd’hui.
Plus de la moitié des personnes qui présentent des dépressions vraies (dont on peut retrouver une PERTE et qui parlent de VIDE) peuvent être soulagées par psychothérapie analytique.
J’ai mené cette pratique pendant plus de trente ans en hôpital et je défie quiconque de me prouver le contraire